ELECTIONS 2007:Candidat: François Bayrou, 56 ans, 2ème candidature: 2002 (6,84%)
Biographie: François René Jean Lucien Bayrou est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou, cultivateur, et d'Emma Sarthou (originaire de Serres-Morlaàs), agricultrice.
Il se marie en 1971 à l'âge de 20 ans et suit des études dans une classe préparatoire littéraire et à l'Université Bordeaux III. Il obtient l'agrégation de lettres classiques à 23 ans. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.
Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, Le roi libre, qui a remporté un grand succès (300 000 exemplaires vendus). Il s'est lancé avec succès dans l'élevage de chevaux pur-sang de course.
Avec son épouse Élisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et douze petits-enfants.
Parcours politique: Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Enseignant laïc convaincu, d'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan d'une Europe fédérale.
En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle française de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il veut alors intégrer au budget de l’État les investissements et la construction des établissements d’enseignement confessionnel, et intégrer à l’Éducation nationale les enseignants du privé. Le 24 janvier 1994, un million de Français manifestent pour défendre l'école laïque, et obtiennent le maintien de certaines dispositions de la loi Falloux. François Bayrou perd ensuite sa dernière attribution (la formation professionnelle) dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est remarquée pour sa méthode prudente et concertée en matière de réformes (critiquée par exemple par Claude Allègre, approuvée par Jack Lang) ; il y dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie-Françoise Desmeuzes.
Élu en 1994 président du CDS, il crée en 1995, au congrès de Lyon, Force Démocrate (FD) en fusionnant le CDS et le Parti social-démocrate, de tradition laïque, d'André Santini. Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF qui regroupe des partis du centre, dont FD, et de droite, dont Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national alors que François Bayrou réaffirme alors son refus de toute compromission avec l'extrême droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF. François Bayrou conduit, lors des élections européennes de juin 1999, la liste UDF, qui recueille 9,28% des voix ; il tient son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste, Nicole Fontaine, obtient la présidence.
François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002.
François Bayrou à Thyez en Haute-Savoie le 17 juillet 2006.Sa campagne connaît des débuts difficiles, avec notamment des sondages le créditant longtemps de moins de 5% des voix. Plusieurs leaders de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Lors de la campagne présidentielle, à Strasbourg, et pendant une altercation verbale avec des jeunes qui avaient insulté la Maire de Strasbourg, Fabienne Keller, avec laquelle il se trouvait[1], il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui faire les poches. Contre toute attente, François Bayrou se classe quatrième, avec 6,84% des voix, après Lionel Jospin et devant Jean-Pierre Chevènement. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Jacques Chirac tente au contraire avec Alain Juppé de fusionner la droite et le centre dans un parti unique, l'Union pour la majorité présidentielle, rebaptisé ensuite Union pour un Mouvement Populaire (UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe Douste-Blazy, quitte ce parti pour l'UMP. Cependant, trente députés UDF sont élus et constituent un groupe parlementaire pour la XIIe législature (2002-2007), dont François Bayrou qui revient à l'Assemblée Nationale, élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
S'affirmant, dès la première question de confiance posée par le nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, opposé à « l'État-UMP », il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.
L'UDF obtient 12% des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progresse le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également.
Pour les régionales en Aquitaine, avec 16% des voix, François Bayrou arrive en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, Ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, l'UDF accepte la fusion de ses listes avec celles de l'UMP au second tour.
Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.
En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, sur son contenu et sur ses modalités - en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête de l'UDF en 1998, il vote une motion de censure contre un gouvernement de droite : la deuxième déposée par le Parti socialiste contre le gouvernement Villepin, le 16 mai 2006 dans le cadre de l'Affaire Clearstream 2 (la première ayant été déposée en février 2006 lors de la crise du CPE).
Depuis fin 2004, il s'est démarqué de l'UMP, rejoignant parfois certaines revendications de membres du PS comme Dominique Strauss-Kahn. Il s'est ainsi vu contester la suprématie de son parti par l'actuel Ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, qui est favorable à un rapprochement avec l'UMP.
Lorsque le Parti socialiste a déposé une motion de censure le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin, François Bayrou et dix députés de son groupe (sur trente) ont voté ce que F. Bayrou a qualifié de « censure franche » par opposition à la censure « des couloirs » (plusieurs dizaines de députés UMP partisans de Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés à la buvette de l'Assemblée Nationale). Ce vote de la motion de censure est une expression personnelle de chaque député UDF, et non une consigne de groupe.
Bien qu'adoptant une telle position envers le parti au pouvoir, le président de l’UDF a néanmoins apporté son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la mairie de Bordeaux en août 2006[2].
Postes et fonctions:Postes:
1979-1981 : Chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture du Gouvernement Raymond Barre (3).
1981-1982 : Chargé de mission au cabinet d'Alain Poher, président du Sénat.
1984-1986 : Conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.
1986-1993 : Président du Groupe permanent de Lutte contre l'Illettrisme.
En 1994, il prend la présidence du CDS qu'il transforme en Force démocrate.
En 1998, il devient président de l'UDF.
Le 22 janvier 2005, il est réélu président de l'UDF avec 98,46% des voix.
Mandats électifs
Conseiller municipal
14/03/1983 - 12/03/1989 : membre du conseil municipal de Pau
20/03/1989 - 01/04/1993 : membre du conseil municipal de Pau
Conseiller général
22/03/1982 - 02/10/1988 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
03/10/1988 - 27/03/1994 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
30/03/1992 - 27/03/1994 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
28/03/1994 - 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
28/03/1994 - 22/03/1998 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
23/03/1998 - 18/03/2001 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
depuis le 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
Député
02/04/1986 - 14/05/1988 : député des Pyrénées-Atlantiques
13/06/1988 - 01/04/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
02/04/1993 - 01/05/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
01/06/1997 - 21/12/1999 : député des Pyrénées-Atlantiques
depuis le 17/06/2002 : député des Pyrénées-Atlantiques
Député européen
20/07/1999 - 17/06/2002 : député
François Bayrou a démissionné de son mandat de député européen en 2002 afin de pouvoir à nouveau siéger à l'Assemblée nationale, estimant sa circonscription menacée par une candidature UMP.
Fonctions ministérielles:
30/03/1993 - 11/05/1995 : ministre de l'Éducation nationale du Gouvernement Édouard Balladur
18/05/1995 - 07/11/1995 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle du Gouvernement Alain Juppé (1)
07/11/1995 - 02/06/1997 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Gouvernement Alain Juppé (2)
Parrainages reçu ou annoncé: 1500
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C'est quand la colère s'ennuit que nous sommes au paradis...