ELECTIONS 2007:Candidat: Philippe de Villiers, 58 ans, 2ème candidatures: 1995 (4,74%).
Origines familiales: Issu d'une famille normande anoblie par lettres patentes en 1595, Philippe de Villiers est marié et père de sept enfants.
L'un de ses ancêtres directs, Léonor Le Jolis de Villiers, fut maire de Saint-Lô, puis député (conservateur) de la Manche sous la Restauration. Son père, Jacques de Villiers (1913-2000) est le fils de Louis Le Jolis de Villiers, capitaine « mort pour la France » le 10 septembre 1914. Il est né en Lorraine et il y est élevé par la famille de sa mère (les Saintignon) dans laquelle il est officiellement adopté. Lui-même militaire, il sert notamment au 151e régiment d'infanterie sous le commandement de Jean de Lattre de Tassigny, alors colonel de cette unité. Installé en Vendée après son mariage, Jacques de Villiers devient maire de Boulogne de 1947 à 1983 à la suite de plusieurs membres de la famille de son épouse. Il est également conseiller général des Essarts, vice-président du conseil général de la Vendée de 1973 à 1987, et conseiller régional des Pays de la Loire jusqu'en mars 1992. Il guide les premiers pas de son fils en politique.
L’ADIMAD (Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française), qui maintient le souvenir de l'OAS, revendique Jacques de Villiers parmi ses « camarades » disparus. Jacques de Villiers fut en effet impliqué en 1962 dans le réseau OAS-Ouest dirigé par Horace Savelli.
En novembre 2006, la presse révèle que l'aîné des fils de Philippe de Villiers (Guillaume, âgé de 29 ans) a été mis en examen pour faits de viols qui auraient été commis une quinzaine d'années auparavant sur son frère cadet, Laurent, plus jeune de sept années.
Études et carrière professionnelle: Philippe de Villiers en 2006.Après des études au collège Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte, Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public (obtenue à Nantes en 1971) et le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris. Élève de l'ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre Mendès-France), il intègre le corps préfectoral à la sortie de l'école en étant nommé directeur de cabinet du préfet de la Charente-Maritime. Entre-temps, il aurait été brièvement proche de la Nouvelle Action royaliste, branche dissidente de la Restauration nationale.
Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponibilité au lendemain de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord. Il devient alors délégué général de la Chambre régionale de commerce et d'industrie des Pays de la Loire.
En novembre 1981, tirant profit de la décision de François Mitterrand d'autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM, avant d'en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo. Puis, en 1984-1985, il démissionne de l'administration après avoir créé en 1983 une école privée de communication, Sciences Com', initialement fondée sous l'appellation de Fondation pour les arts et les sciences de la communication.
Il est le créateur en 1977 du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom, que le conseil général de la Vendée achète au prix du terrain (800 000 francs pour 30 hectares). Il y met en scène une « cinescénie », qui devient rapidement le plus grand spectacle son et lumière en France. Tous les vendredis et samedis soir d'été, des bénévoles retracent l'histoire de la Vendée et du château du Puy du Fou. On y voit notamment des scènes du conflit vendéen lors de la Révolution française. Le spectacle est un succès populaire. Il accueille 1 million de spectateurs par an, et il s'est doublé depuis 1989 d'un parc d'attractions (« Le Grand Parc ») doté de nouveautés chaque année. Celle de 2006 est un grand théâtre équestre (3000 places assises) où se déroulera un spectacle de cape et d'épée intitulé « Mousquetaire de Richelieu ». Le succès du Puy du Fou lui vaudra d'apparaître dans l'émission de télévision de vulgarisation économique Vive la crise !, en février 1984, aux côtés de l'acteur Yves Montand et de l'ancien commissaire au plan Michel Albert, comme un exemple de réponse à la crise économique par l'esprit d'entreprise.
Carrière politique: Philippe de Villiers adhère au Parti républicain en 1985. En 1988, il est nommé « délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse » de l'UDF. Il crée son propre mouvement en 1991, Combat pour les valeurs, quitte l'UDF en 1994, et fonde alors le MPF, - Mouvement pour la France -, parti politique de droite souverainiste.
Son évolution conduit Philippe de Villiers à se revendiquer aujourd'hui comme étant en dehors du système politique qu'il nomme, à l'instar de Jean-Marie Le Pen, le « système UMPS ». Cette position lui est toutefois vigoureusement contestée par le Front national, qui ne cesse de pointer la constance des alliances politiques du MPF avec le parti chiraquien, l'UMP, et avec l'UDF, au niveau des collectivités locales et régionales.
Sur le plan des idées politiques, Philippe de Villiers se situe dans la ligne d'un catholicisme traditionnel. Il a défendu l'inscription de la référence à l'héritage chrétien dans le projet de constitution européenne. Il dénonce aujourd'hui ce qu'il appelle l'islamisation de la société française et le communautarisme lors de son discours de déclaration de candidature pour l'Élysée, le 11 septembre 2005. Il a par ailleurs investi comme n°2 du MPF Guillaume Peltier, ancien directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) et ancien militant du Mouvement national républicain (MNR), passé au MPF dès 2001.
Mandats électifs: Conseil général de la Vendée :
06/07/1987 - 02/10/1988 : conseiller général
03/10/1988 - 27/03/1994 : président du conseil général
28/03/1994 - 22/03/1998 : président du conseil général
27/03/1998 - 18/03/2001 : président du conseil général
depuis mars 2001 : président du conseil général
Député à l'Assemblée nationale :
02/06/1987 - 14/05/1988 : député UDF de la Vendée
06/06/1988 - 01/04/1993 : député UDF de la Vendée
02/04/1993 - 24/10/1994 : député UDF de la Vendée
01/06/1997 - 18/06/2002 : député non-inscrit de la Vendée
09/06/2002 - 20/07/2004 : député non-inscrit de la 4e circonscription de la Vendée (doit renoncer à son siège pour cumul de mandats)
Député au Parlement européen :
19/07/1994 - 16/06/1997 : député européen (démission)
20/07/1999 - 16/12/1999 : député européen (démission)
depuis juin 2004 : député européen
Fonctions gouvernementales
20/03/1986 - 26/06/1987 : secrétaire d'État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication au sein du Gouvernement Jacques Chirac (2)
Parrainages reçu ou annoncé: 530
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C'est quand la colère s'ennuit que nous sommes au paradis...