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 Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire

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MessageSujet: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Lun 26 Mar 2007 - 5:34

La Ligue communiste révolutionnaire (sigle LCR) est un parti politique d'extrême gauche française, marxiste (majoritairement d'inspiration trotskiste), section française de la IVe Internationale (Secrétariat unifié).

Ses porte-paroles sont Olivier Besancenot et Roseline Vachetta.

Stand des Brochures


Site officiel du parti: http://www.lcr-rouge.org/

Porte-parole: Olivier Besancenot http://besancenot2007.org/

Idéologie: Internationalisme, marxisme, trotskisme, communisme

Affiliation européenne: Gauche anticapitaliste européenne

Affiliation internationale IVe Internationale (Secrétariat unifié)


Couleurs: rouge

2, rue Richard-Lenoir
93100 Montreuil

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Dernière édition par le Lun 26 Mar 2007 - 5:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Lun 26 Mar 2007 - 5:36

Activités
La LCR s'investit dans le mouvement social ; ses membres militent activement dans les organisations syndicales, dans diverses associations du mouvement ouvrier, dans le mouvement altermondialiste et sont actifs dans bien d'autres activités considérées comme liées à la lutte des classes (mouvement des sans-papiers, grèves, mouvement anti-guerre, etc.).

Idées
La Ligue communiste révolutionnaire lutte pour une démocratie ouvrière, le « pouvoir des travailleurs » par la révolution socialiste comme ses statuts l'indiquent, ainsi que l'abolition du capitalisme. Elle soutient activement et participe à tous les mouvements sociaux anti-libéraux et défend au niveau électoral la mise en place d'un « plan d'urgence sociale », qui compte parmi lui des mesures telles que la hausse du SMIC à 1 500 € par mois, l'interdiction des licenciements, l'abrogation du Contrat nouvelle embauche, l'élection d'une Assemblée constituante pour une nouvelle République. Cette démarche s'inscrit dans l'optique d'un « programme de transition » défendu par Trotsky dans son ouvrage du même nom. Elle se bat aussi pour l'écologie et le développement durable.

La Ligue communiste révolutionnaire se revendique du marxisme révolutionnaire, plus précisément du trotskisme. Elle défend donc l'idée de lutte des classes et analyse la société et ses mouvements en utilisant les outils d'analyses marxistes que sont le matérialisme dialectique et le matérialisme historique.

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MessageSujet: Re: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Lun 26 Mar 2007 - 5:40

Histoire

Avant 1968
La LCR est issue du mouvement communiste trotskiste, anti-stalinien. Il rassemble des militants de deux entités déjà existantes : le Parti communiste internationaliste et la Jeunesse communiste révolutionnaire :

Le PCI est la section française de la Quatrième Internationale. Il est le produit de la fusion des deux organisations trotskistes existant pendant la Seconde guerre mondiale. Le PCI s'est particulièrement distingué par son soutien aux luttes de libération nationale en Indochine et en Algérie ainsi que par son soutien critique à Tito lors de la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS. En 1953, le PCI connaît une importante scission donnant naissance au courant trotskiste lambertiste (representé par le Parti des travailleurs en France). La cause de la scission est la décision d'aller faire de l'entrisme au sein du Parti communiste français.
Les trotskistes exécutent un travail entriste au sein de l'Union des étudiants communistes. Ils réussissent à y organiser un courant oppositionnel à la direction. Celui-ci se fait exclure en 1966 lors de son refus de soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle, alors soutenue par le PCF. Le courant oppositionnel, exclu, forme la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). La JCR s'identifie aux révolutions coloniales (Cuba, Viêt Nam, Bolivie, etc.) et la compréhension de la dialectique des trois secteurs de la révolution mondiale : révolution anti-coloniale au Viêt Nam et en Amérique latine, mouvements étudiants et luttes ouvrières en Europe, luttes antibureaucratiques à l’Est (Tchécoslovaquie). Cet internationalisme les conduit à une opposition aux bureaucraties soviétique et chinoise et à considérer que leur politique s’inscrit dans la lignée de ceux qui, dans le mouvement communiste, se sont opposés au stalinisme : l’opposition de gauche trotskiste.
Cet internationalisme s’accompagne de la critique de l’orientation parlementaire modérée, de luttes pour une « démocratie avancée » du PCF. Les JCR considèrent que leur internationalisme « conséquent » doit les conduire à la Quatrième Internationale. D'où le congrès d'avril 1969 et leur fusion avec le PCI pour former la Ligue communiste, section française de la Quatrième Internationale.

Mai 68
La JCR aborde Mai 1968 dopée par ses activités dans la lutte de soutien à la révolution anticoloniale du Viêt Nam.

Dès fin 1967 - printemps 1968, il y a une conjonction entre les luttes des jeunes travailleurs (Saviem, Rhodiaceta) et les mobilisations étudiantes. Mai 1968 débute avec les manifestations en solidarité, contre la « police » dans le mouvement étudiant de la Sorbonne jusqu'au 10 mai. Puis viennent les barricades où les JCR sont très présents. Le 13 mai 1968, la grève générale est décrétée avec occupation des usines.

Mai 1968 est un important mouvement étudiant et social en France. Il possède une dimension sociale, économique et politique qui ébranle le gaullisme et les données morales du pays. Le débat au sein des JCR est de savoir si mai 1968 correspond à une « crise pré-révolutionnaire ». La JCR considère qu'il s'agit d'une situation où la question du pouvoir est posée mais sans pouvoir être résolue.

La JCR multiplie ses effectifs par quatre lors des événements. Elle possède une vision de Mai 1968 inspirée par la révolution russe avec l'analogie 1905/1917. Elle considère que Mai 1968 avait été une « répétition générale ». La conclusion qu'elle en tire est « qu'il manque le Parti ».

À partir de cette conclusion, elle prend un aspect de « phalange » alliée à une hyper-sélection militante et une implantation accrue au sein de la classe ouvrière. Le congrès de fondation de la Ligue communiste met en avant trois points :

la construction du parti révolutionnaire ;
l’adhésion à la Quatrième Internationale ;
la « dialectique des secteurs d’intervention ».

L'après-mai 1968
Après les événements de Mai 1968, la Ligue communiste estimant de grandes possibilités révolutionnaires mena une politique dite du « triomphalisme » avec des appels à la mobilisation des travailleurs incessants, la campagne d'Alain Krivine aux élections présidentielles de 1969 où la LC appelle ses électeurs à s'organiser en « Comité rouge ». La LC menait une politique qu'elle juge aujourd'hui de « gauchiste » mais à analyser dans le contexte de l'époque. En effet c'était un « gauchisme modéré » par rapport aux mouvements maoïstes « spontanéistes », très importants à l'époque, qui appelaient à la « guerre civile ». La LC était principalement implantée, à l'époque, au sein de la jeunesse scolarisée et ouvrière. Puis, des mouvements d'extrême gauche en France, et surtout en Italie, allaient basculer dans le terrorisme. C'est le début des « Années de plomb ». La LCR n'y a pas basculé pour plusieurs raisons :

Elle ne tire pas ses origines uniquement de mai 68 puisqu'elle s'inscrivait dans la continuité de l'opposition de gauche trotskiste au stalinisme.
Elle connaît bien le monde du travail en France après son travail entriste au sein du PCF
Ses militants militent également dans les différents syndicats.
Ils avaient une orientation politique différente des maoïstes et de leur lutte contre le PCF
Tous ces ingrédients ont fait que la LC n'a pas basculé dans le terrorisme.

La LC considérait à l'époque le Parti socialiste comme un parti « bourgeois ». Pour la LC, la gauche était incarnée par le Parti communiste et la CGT.

Ce « gauchisme » avait également une dimension quasi militaire dans l'organisation par la Commission technique de la LC d'un service d'ordre (SO). Celui-ci organisait, en collaboration avec d'autres groupes d'extrême gauche, des attaques de meetings organisés par les organisations d'extrême droite. C'est ainsi que le 21 juin 1973, le service d'ordre de la Ligue, sous l'impulsion de son responsable, Michel Recanati, a organisé, en commun avec le Parti communiste marxiste-léniniste de France, l'attaque du meeting « contre l'immigration sauvage » tenu à la Mutualité par le groupuscule Ordre nouveau (successeur d'Occident) qui causa une centaine de blessés parmi les forces de l'ordre[1]. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, décide alors la dissolution de la Ligue communiste, ce qui forcera ses militants à rester clandestins durant deux mois sous le nom de Front communiste révolutionnaire. Puis elle se reformera officiellement sous le nom de « Ligue communiste révolutionnaire ».

Cette action donne un regain de popularité à la LCR qui se renforce. Mais en même temps de nombreux débats parcourent la LCR après cet événement, notamment sur la stratégie révolutionnaire, le rôle de la violence ou la notion d'« avant-garde ouvrière large ». Ces débats entraîneront un changement de stratégie politique de la LCR et la fin de la période dite « gauchiste ». En même temps se mettait en place l'Union de la gauche.

L'Union de la gauche
Mai 1968 est un événement qui a modifie les données de l'ensemble de l'échiquier politique. De Gaulle se retire, les énarques prennent le premier plan, la gauche définit une nouvelle politique : pendant les événements elle est disloquée (Parti socialiste) ou débordée (Parti communiste). Elle se reconstruit. Au congrès d'Epinay en 1971, François Mitterrand s'allie au CERES de Jean-Pierre Chevènement pour proposer ce qu'ils appellent un « Front de classe » à savoir une alliance entre le Parti communiste, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche à travers un programme commun qui contient la rupture avec le capitalisme, les nationalisations de certains secteurs industriels et le droit de veto des comités d'entreprise.

La LCR considère que ce programme est « vidé de sa substance », le jugeant comme un programme radical, anticapitaliste mais pas sur la question centrale : l'État. Elle considère également qu'il s'agit d'un programme de « collaboration de classe ». Elle soutient cependant l'initiative sans soutenir le programme, dans le cadre d'une stratégie dite "unité, action, débordement". Une minorité se constituera progressivement autour de Gérard Filoche (Matti), puis de Dominique Losay (Letourneau), pour aller vers un « Front unique ouvrier ». La LCR appelle à voter pour la gauche au deuxième tour des élections.

Progressivement la LCR s'éloigne du gauchisme soutenu par Daniel Bensaïd (Jebracq, Ségur), Pierre Rousset, Pierre de Verbizier la Treille (Vergeat), Yves Salesse (Boris)... qui soutiennent encore les actions terroristes pourvu qu'elles soient situées en Amérique Latine ou au Moyen Orient. Charles Michaloux, "Garcin", Jeannette Habel, François Sabado et d'autres recentrent la LCR vers des positions plus ancrées sur le mouvement social (gauche de la CFDT notamment) qui laissent envisager à certains un éventuel rapprochement avec l'OCI. (voir par exemple les écrits d'Edwy Plenel alias Krasny). Les anciens dirigeants de la JCR (Krivine, Weber, Bensaïd) sont marginalisés.

En 1975, une des tendances de la LCR, la tendance bolchévik-léniniste, rejette l'électoralisme de l'organisation, ainsi que son analyse de l'URSS. Elle rompt avec la LCR et constitue l'Union ouvrière qui évoluera vers des positions proches de l'ultra-gauche.

De 1975 à 1978, la majorité de la LCR perd tout contrôle sur son secteur étudiant pourtant formellement dirigé par François Sabado. Fort de son poids dans le mouvement étudiant de 1976, Dominique Losay (Stackhanov/ Letourneau) prend le contrôle du "secteur" étudiant et commence à imposer un tournant vers le syndicalisme. Avec François Cortes (Ulysse) ils ont la majorité abosolue sur les étudiants de la "Ligue". Derrière, avec Gilles C. (Swanee) une minorité plus polarisée sur les mouvements sociétaux échappe aussi au contrôle de la direction. Ces courants préfigurent les scissions et les exclusions ultérieures (vers les CCA autogestionnaires pour Swanee, vers la LCI/OCI pour Letourneau et Ulysse).

De 1977 à 1981, la LCR dénonce la « politique de division » du PCF qui voit l'union se faire à son détriment. La LCR défend le maintien de « l'unité des organisations ouvrières ». En 1981, la LCR n'obtient pas le nombre de 500 signatures d'élus pour pouvoir présenter un candidat à l'élection présidentielle. Elle appelle à voter pour Arlette Laguiller ou Georges Marchais au premier tour et pour Mitterrand au second.

En novembre 1979, exclusion de la tendance léniniste-trotskyste produit du regroupement de partisans français du Socialist Workers Party américain (SWP) ( Dominique Losay alias Letourneau et Daniel Gluckstein alias Seldjouk) et de pro-lambertistes (Némo, Ulysse) ainsi que de la tendance bolchévique, pro-Nahuel Moreno (PST Argentin) lors du congrès de l'Haye les roses. Dans son intervention de réponse à Daniel Bensaïd pour la majorité, Dominique Losay alias Letourneau, au nom de la TLT, appelle au regroupement avec l'OCI (devenue PCI puis Parti des travailleurs) au sein une "conférence mondiale ouverte". Les dissidents exclus, qui représentent 25 % de l'organisation, fondent la Ligue communiste internationaliste (LCI) qui fusionnera en octobre 1980 avec l'Organisation communiste internationaliste (OCI) « lambertiste ». Dominique Losay (Letourneau) et Christian "Leucate" (Némo) ne feront qu'un très bref passage à l'OCI alors que Daniel Gluckstein en deviendra le principal dirigeant.

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MessageSujet: Re: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Lun 26 Mar 2007 - 5:42

1981-1988
Décembre 1981, les dissidents les plus connus sont :

Julien Dray, ancien secrétaire général du MAS
Harlem Désir (président de SOS Racisme de 1984 à 1992)
Laurence Rossignol...
Questions socialistes prend le contrôle du courant Pour l'unité syndicale (PLUS, socialiste) de l'UNEF-ID et fonde SOS Racisme en 1984.

La LCR considère que la victoire de François Mitterrand en 1981 est un effet différé de mai 1968. Elle compare cette élection à celle du Front populaire de 1936 et considère que la dynamique de l'élection doit déboucher sur un nouveau « juin 1936 » (grève générale). Cette analyse de la situation l'amène à une stratégie politique qu'elle nomme « tournant ouvrier ». En effet, prévoyant la possibilité de la grève générale, elle veut être « là où ça se passe », c'est-à-dire dans les usines. La LCR veut « changer sa composition sociale par effet mécanique d'implantation ». 400 militants sont impliqués dans ce « Tournant ouvrier ». Mais, selon le bilan fait plus tard par la LCR, « le tournant ouvrier fut une mauvaise réponse à un vrai problème : sa faiblesse d'implantation dans les concentrations ouvrières, mais une mauvaise réponse car on ne peut se "fabriquer" une implantation ouvrière en transformant intellectuels, étudiants et employés en ouvriers. » Les maoïstes expérimentent cette politique dès les années 1960-1970 et font les mêmes constats.

En 1983, la situation politique change brusquement avec la « rigueur » du gouvernement de Laurent Fabius pour maintenir la France dans le système monétaire européen : suppression de l’indexation des salaires, report des 35 heures, blocage des salaires des fonctionnaires. La LCR juge que le gouvernement adhère aux thèses capitalistes et considère que cela accélère le « déclin du PCF » et la transformation « social-libérale » du Parti socialiste.

Puis vient la défaite électorale de la gauche en 1986, et l'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre. La LCR amorce alors un déclin, ayant surestimé les possibilités révolutionnaires de 1981. De plus, le virage brusque de la politique de François Mitterrand ne leur profita pas. Au contraire, tous les mouvements d'extrême gauche décroissent durant cette période (beaucoup d'électeurs se tournant vers le Front national). La LCR perd beaucoup de militants et donc de visibilité. Elle s'est cependant investie dans des conflits sociaux de l'époque, notamment dans les mouvements des ouvriers de l'automobile (Peugeot, Talbot) ou de la sidérurgie. Elle s'implique aussi dans la création et le développement de SOS Racisme, dans les mouvements de grèves étudiantes de 1986 contre la loi Devaquet ou le mouvement de grève à la SNCF la même année.

En 1988, pour l'élection présidentielle, la LCR décide de soutenir et de s'investir dans la campagne de Pierre Juquin, candidat dissident du Parti communiste. Sa candidature suscite le soutien du Parti socialiste unifié et de la LCR. Des comités de soutien se mettent en place dans toute la France, mélangeant des militants communistes, des militants du PSU, de la LCR. Le résultat est décevant : Pierre Juquin n'obtient que 2,08% des voix, tandis que Les Verts recueillent 3,8%, Lutte ouvrière 1,9% et le Parti des travailleurs 0,4%.

Chute du Mur de Berlin
En 1989, le Mur de Berlin s'effondre, puis en 1991 l'URSS. L'économie de marché s'installe dans tous les pays de l'Est. Cela provoque un profond changement politique à l'échelle internationale. Les partis communistes s'effondrent, les partis socialistes de toute l'Europe abandonnent l'anticapitalisme et acceptent l'économie de marché. L'hypothèse politique défendue par la LCR et tous les trotskistes en général n'est pas validée, à savoir qu'à l'effondrement du régime de l'Union soviétique succède une « révolution anti-bureaucratique » vers le socialisme. Or rien de tout cela ne se passa ; même, une vague d'optimisme souffle sur les pays occidentaux durant les années 1990 (croissance économique, révolution numérique).

La LCR s'oriente alors vers la création d'un nouveau parti. Elle fait une analyse de la situation : « Nouvelle époque, nouveau programme, nouveau parti ».

Nouvelle époque car elle considère que le socialisme a perdu le siècle mais que le capitalisme n'a pas résolu ses problèmes, que ce n'est pas la fin de l'histoire et que la lutte des classes continue, et qu'il y aura donc de nouvelles crises, de nouvelles contradictions affichées par le capitalisme, de nouvelles guerres et donc de nouvelles révolutions.
Nouveau programme qui puisse prendre en compte le bilan du stalinisme et de la social-démocratie, pour une nouvelle stratégie de transition du capitalisme vers le socialisme, les effets de la mondialisation, l'aspect central de la démocratie socialiste ainsi qu'une première étape « à gauche du possible ».
Tout ceci doit donc entraîner la création d'un nouveau parti, un « parti anticapitaliste large » appelé de ses vœux.
Juin 1994 : scission des militants de Démocratie et Révolution (Gérard Filoche). Démocratie et Révolution rejoint le Parti socialiste (PS) en octobre 1994 et devient sous le nom de Démocratie et Socialisme le mensuel de la Gauche Socialiste, courant du PS où se retrouvent notamment les anciens de Questions Socialistes.

Scission de militants du Mouvement d'action syndicale (MAS) qui fondent Questions Socialistes. En mai 1982 Questions Socialistes rejoint le Parti socialiste (PS).

Depuis 1995
En 1995, la LCR ne présente pas de candidat à l'élection présidentielle, et appelle à voter pour Robert Hue, Arlette Laguiller ou Dominique Voynet.

La LCR se revigore à partir du mouvement de novembre-décembre 1995 contre le plan Juppé. La LCR considère que ce fut la « première révolte anti-libérale ». Par la suite, la LCR s'immerge dans le mouvement altermondialiste, né suite aux manifestations de Seattle en 1999 ou Gênes en 2001.

En même temps, se met en place la « gauche plurielle » rassemblant le Parti socialiste, le Parti communiste, le PRG, le MRC ou encore les Verts, cette fois-ci sans programme commun. La LCR ne participe pas à cette nouvelle union de la gauche, qui ne s'inscrit pas dans une lutte contre le capitalisme (même si elle fusionne parfois ses listes avec celles de la gauche plurielle, comme lors du deuxième tour des élections municipales de 2001, où la LCR aura ainsi plusieurs élus sur des listes gauche plurielles).

En 1999, lors des élections européennes, la LCR se présente derrière une candidature commune avec Lutte ouvrière. Pour la première fois lors de cette élection, l'extrême-gauche obtient cinq députés dont deux sont de la LCR (Alain Krivine et Roselyne Vachetta). Le 20 janvier 2000, les eurodeputés LO/LCR ne votent pas (3 contres et 1 abstention) une initiative du parlement européen sur la taxe Tobin, ce qui est critiqué par des députés français comme Alain Lipietz.

Lors de l’élection présidentielle de 2002, après le refus de LO de continuer l'aventure des listes communes de 1999, la LCR décide de présenter un candidat LCR pour la première fois depuis 1974 et la candidature d'Alain Krivine. Il s'agit d'Olivier Besancenot un jeune facteur de 27 ans inconnu dans le monde politique qui a été un an assistant parlementaire de Krivine au Parlement européen (1999-2000) Sa personnalité connaît un réel succès médiatique et remporte 4,25% des voix soit plus que le PCF qui obtient 3,37% des voix. Entre les deux tours, la LCR appelera à « battre Le Pen dans la rue et dans les urnes », qui sera interprété par presque tout le monde comme un appel à voter Chirac, au contraire de LO et du PT. Suite à cette élection, la LCR connaît une inflation du nombre de ses militants et de sa popularité.

Pour les élections régionales et européennes de 2003 et 2004, Lutte ouvrière ayant proposé de faire liste commune, la LCR accepte pour créer un pôle « à gauche de la gauche plurielle » mais malgré un résultat supérieur à celui des élections régionales de 1998, elle n'arrive pas à profiter de sa popularité avec l'effet « vote utile » en faveur du PS. En 2005, la LCR s'engage dans la campagne pour le « non » à la constitution à travers les collectifs unitaires de la Fondation Copernic auxquels participent certains militants du « non » de gauche (PC, PS, Verts, etc.). Grâce à cette campagne, la LCR et son porte parole, Olivier Besancenot connaissent un regain de popularité. Alain Krivine n'a pas souhaité se représenter pour être élu au bureau politique en janvier 2006.

Résultats électoraux
À l'élection présidentielle de 2002, la LCR était représentée par Olivier Besancenot, le plus jeune candidat à ce poste (4,25% des voix).

Aux élections régionales de 2004, l'alliance Lutte ouvrière (LO)-LCR a obtenu un score national de 4,97% alors que les scores additionnés des candidats de Lutte ouvrière et de la LCR à l'élection présidentielle de 2002 approchaient les 10%.

Elle n'enregistre cependant qu'un léger recul par rapport aux élections européennes, où la candidate de l'alliance, Arlette Laguiller avait totalisé 5,18% des voix, et améliore même les scores globaux de l'extrême gauche aux élections régionales de 1998.

Élections présidentielles
1969 : candidature d'Alain Krivine 1,05 % (239 106 voix)
1974 : candidature d'Alain Krivine 0,37 % (93 990 voix)
1981 : appel à voter Arlette Laguiller ou Georges Marchais au 1er tour
1988 : implication dans la campagne de Pierre Juquin 2,09 % (639 133 voix)
1995 : appel à voter indifféremment pour Dominique Voynet (Les Verts), Robert Hue (PCF) ou Arlette Laguiller (LO)
2002 : candidature d'Olivier Besancenot 4,24 % (1 210 505 voix)

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MessageSujet: Re: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Lun 26 Mar 2007 - 5:48

ELECTIONS 2007:

Candidat: Olivier Besancenot 33 ans, 2ème candidature: 2002 (4.25%)

Biographie: Né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret dans le département des Hauts-de-Seine (France), il est le fils d'un professeur de collège et d'une psychologue scolaire.

Titulaire d'une licence d'histoire de l'université de Paris X (Nanterre) il continua ses études à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) en maîtrise d'histoire contemporaine.

Aujourd'hui il travaille comme facteur à Neuilly-sur-Seine depuis 1997. Il se déclare athée. Il a eu en 2003 un enfant avec une éditrice d'une grande maison d'édition.

Aux côtés d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, Olivier Besancenot est l'un des trois porte-paroles de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), formation politique d'extrême gauche. Il se définit comme « communiste altermondialiste » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg ou Che Guevara que Trotsky dont la LCR ne fait plus, depuis longtemps, sa référence unique.

Débuts en politique:
Ses premiers actes de militantisme se font à SOS Racisme, à l'âge de 14 ans, dans la commune de Louviers. Il intègre les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhère à la Ligue.

Il fonde une section CGT dans le supermarché Shopi à Levallois-Perret où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste.

Première éléction présidentielle:
Olivier Besancenot combat ce qu'il appelle « le capitalisme moderne ». Il dénonce les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon lui ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre l'État et l'entreprise elle-même, au détriment de la distribution de dividendes aux salariés. En d'autres termes, et selon ses idées politiques, ce capitalisme moderne aurait acquis une certaine puissance visant à influencer les décisions politiques; c'est pour "contrer" cela qu'il décide, au début de l'année 2002, de se présenter à l'élection présidentielle.

En avril 2002 il est, à 28 ans, le plus jeune candidat à l'élection présidentielle française et remporte 4,25 % des suffrages (1 300 000 voix). Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne (« Nos vies valent plus que leurs profits ») avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs.

Élections européennes:
En juin 2004, il est tête de liste de la liste LO-LCR Île-de-France pour l'élection européenne, rassemble 2,78 % des suffrages et par conséquent n'obtient pas de siège.

Référendum sur le TCE:
Fin 2004 et début 2005 il se bat pour le non au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci ultra-libéral et antisocial. Le non l'emporte largement en France, bien que les partis jusqu'alors majoritaires pronaient le oui, appuyés par les massmédias et les sondages des sociétés de consulting.

Rassemblement antilibéral et éléction présidentielle 2007
Les résultats du référendum motivent plusieurs partis antilibéraux à fonder un rassemblement antilibéral pour les éléctions présidentielles puis législatives de 2007.

En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d'une gauche plurielle n°2, c'est-à-dire l'alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique ».

Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature de M. Besancenot pour l'élection présidentielle française de 2007[2]. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du PS.

Le 20 décembre le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle »; le 21 décembre 2006, M. Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature[3].

Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle française de 2007[4], mais il les obtient finalement.

Controverses
Dans son livre, Lettre recommandée au facteur, Henri Weber, ancien sénateur et actuel député européen, cofondateur de la LCR et actuel membre du Parti socialiste, met en évidence ce qu'il voit comme les contradictions de l'idéologie révolutionnaire dont Olivier Besancenot se fait le porte-parole dans son livre Révolution (100 mots pour changer le monde).

Le 8 mars 2007, Olivier Besancenot refuse de débattre avec Alain Soral (qui soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007) lors d'un débat télévisé de l'émission Ripostes de Serge Moati. Dans un communiqué, il s'en explique : « Avec Soral, il ne peut s’agir d’organiser une discussion politique, d’échanger argument contre argument. Soral ne représente pas un courant politique ou idéologique. C’est un ancien intellectuel de gauche qui a mal tourné s’est mis au service de l’extrême droite. C’est un provocateur qui, au lieu de débattre, pratique le mensonge et l’insulte. Il dit, par exemple sur son blog: « je hais le trotsko-gauchisme » et « Besancenot n’a pas de couilles ». À ce niveau-là, toute discussion compréhensible, qui permet au téléspectateur de cerner les divergences, est impossible. Puisque nous étions dans l’obligation de débattre avec le FN, nous avons demandé à Ripostes d’inviter un de ses dirigeants officiels, ce qui fut fait en la personne de Louis Aliot. »

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MessageSujet: Re: Chaises de la Ligue Communiste Révolutionnaire   Ven 20 Avr 2007 - 17:32

Spot de campagne officiel pour les élections présidentielles d'avril et mai 2007:


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